Pour mémoire, depuis 2014 les gouvernements successifs ont toujours souhaité que la demande de réunification de la Bretagne fasse l’objet de demandes de la part des collectivités directement concernées : département de la Loire-Atlantique et Conseil régional de la région administrative Bretagne.

Cette position a été réaffirmée à Bretagne Réunie en juillet dernier par Madame GOURAULT Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Bretagne Réunie a collecté 105 000 signatures dans le cadre de la loi 2004 concernant le droit de pétition afin de contraindre le CD 44 à déposer cette demande de réunification dans le cadre du droit d’option de la loi Notre permettant à un département de demander à changer de région. Le Président du CD 44 n’a pas tenu compte de la demande des électeurs, électrices de son département tandis que le Conseil régional de Rennes a unanimement réaffirmé sa volonté de réunification.

Le droit d’option a été clos le 1er mars 2019.

Aujourd’hui, Bretagne Réunie s’interroge sur la nécessité de passer par un référendum pour réunifier une région qui a été partitionnée par décret.

Bretagne Réunie demande l’égalité de traitement entre les régions. La Normandie a été réunifiée sans référendum ni consultation !

Fort de ce constat que l’État et les collectivités territoriales complexifient à loisir le processus qui amènerait à la réunification, Bretagne Réunie s’interroge sur la nécessité de passer par un référendum, que l’échéance échue au 1er mars 2019 a compromis, pour réunifier une région qui a été partitionnée par décret.

Tous les sondages dont un commandé par le chef du gouvernement en 2009 (68% des bretons sont favorables à la réunification annexe page 9), votations (organisées par le secteur associatif) sont favorables à ce projet d’avenir.

Au quotidien, les acteurs sociaux, les acteurs économiques et la société civile œuvrent pour que ce projet d’avenir devienne réalité dans la vie de tous les jours.

Pourquoi la Bretagne devrait passer par un processus de type « Calédonien » alors que la réunification n’est qu’un problème purement administratif ?

Jean OLLIVRO est professeur à l’Université Rennes 21 et enseigne également à l’Institut d’études politiques de Rennes. Il est spécialiste de l’aménagement du territoire et du développement régional et s’interroge lui aussi :https://www.bretagne-prospective.bzh/a-la-une/quels-referendum-pour-la-loire-atlantique/