senat hemicycle bertrand guay afp
Bretagne Réunie lit ici ou là qu’elle aurait
renoncé au mandat qui lui a été confié, et à elle seule, par 105000 électeurs
de Loire-Atlantique d’obtenir une consultation de sa population sur la
question de sa réunification avec la Bretagne.
C’est un mensonge.
Elle a d’ailleurs saisi le Tribunal
Administratif d’un recours contre le refus du Président GROSVALET de saisir
le Conseil Départemental d’une délibération en ce sens.
C’est donc le Président du Conseil
départemental qui refuse cette consultation, pas BRETAGNE REUNIE.
Parmi ceux qui cherchent à faire peser sur
BRETAGNE REUNIE le déni de démocratie commis par le Président GROSVALET, il y
a ceux qui suivent la voie sans issue que celui-ci leur a montrée, celle d’un
référendum organisé par on ne sait qui ni dans quelles conditions. Un
référendum (comme celui de la Nouvelle Calédonie), contrairement à une «
consultation » (comme celle de ND des Landes) n’est que de la science-fiction
politique. BRETAGNE REUNIE n’entrainera pas la Loire Atlantique dans cette
voie sans issue.
Devant le refus du Président GROSVALET, elle
demande la saisine du Parlement, aujourd’hui seul compétent pour modifier les
limites régionales avec, s’il le souhaite car il le peut, interrogation de la
population du seul département de la Loire-Atlantique, sur la seule question
de la réunification et par la seule voie constitutionnelle possible, une
consultation et non un référendum qui n’est qu’une voie de garage car
impossible à organiser en l’état de la Loi et de la Constitution.

photo : Public Sénat