Philippe Grosvalet, président du Conseil départemental de Loire-Atlantique sait-il lire ?

C’est la question que Bretagne Réunie se pose, malgré la mise à l’ordre du Jour de la session plénière du 17 décembre d’un débat (il y était contraint). Ce qu’il propose n’est en aucun cas ce que demandait Bretagne Réunie et les 103 861 électeurs de Loire-Atlantique qui ont signé la pétition, à savoir une consultation populaire des électeurs. Et non un débat au sein du seul Conseil Départemental, excluant les électeurs, sur la ré incorporation ou pas de la Loire-Atlantique en Bretagne.

La réponse du président du Conseil départemental de Loire-Atlantique est une fin de non recevoir en excluant les électeurs du processus de décision, c’est un véritable déni de démocratie opposé à la formidable mobilisation citoyenne qu’est cette pétition de plus de 103 800 signatures.
Il propose que ce soit les 62 Conseillers départementaux qui décident à la place d’un million d’électeurs pour une question sur laquelle ils n’ont pourtant pas été élus en 2015, et de plus, nous nous posons la question du vote, sera-t-il à main levée ou à bulletin secret ?

Comment des élus peuvent-ils vouloir encore confisquer la démocratie en interdisant aux électeurs de voter sur leur avenir alors que de plus en plus de Françaises et de Français se sentent exclus du système, et alors que les citoyens se détournent de plus en plus des urnes ?
L’actuel mouvement des citoyens est révélateur d’une terrible fracture démocratique entre les citoyens et les élus.

Faut-il mettre un gilet jaune ou un bonnet rouge pour être enfin entendu ?

Au nom des 103 861 électeurs de Loire-Atlantique qui ont signé la pétition pour choisir leur avenir régional, Bretagne Réunie demande à Philippe Grosvalet de respecter les électeurs du département et aussi les Françaises et les Français qui veulent plus de démocratie.

Bretagne Réunie demande que cette consultation soit organisée pour enclencher un processus qui permet de réconcilier les électeurs, les élus et les institutions, et demande donc au président de changer le sujet du débat du 17 décembre, et de débattre du sujet initial, à savoir l’organisation d’une consultation des électeurs de Loire-Atlantique et pas d’un sujet qui l’arrange et qui lui permettrait d’étouffer dans l’œuf une revendication de plus de 40 ans !

Contactez votre conseiller départemental

Madame la Conseillère départementale,

Monsieur le Conseiller départemental,

Après la réforme des limites régionales de 2015, improvisée, autoritaire et finalement couteuse, l’Etat ne prendra aucune nouvelle initiative dans les années prochaines.

La Loire-Atlantique se trouve donc bloquée dans une institution régionale sans cohérence géographique, sans pouvoir politique affirmé et parfois hostile à notre département. Sans perspective d’une « grande région Ouest » qui ne se fera pas, elle reste toujours écartée d’une région Bretagne dont chacun reconnait les atouts : une cohérence géographique et maritime, une vraie identité culturelle, une grande visibilité internationale et une forte capacité de négociation avec l’Etat.

Seul aujourd’hui, le Conseil départemental peut faire bouger les lignes, en exerçant le droit d’option que lui a reconnu la loi. C’est à vous personnellement d’en décider.

C’est le souhait d’une large majorité de vos électeurs, attesté par de nombreux sondages successifs, et confirmé par l’exceptionnelle mobilisation citoyenne qui a recueilli plus de 100.000 signatures.

Je vous demande donc, avec fermeté, de rester à l’écoute des citoyens de votre canton : vous ne pouvez donner raison à ceux, trop nombreux, qui considèrent que leurs élus ne les représentent plus.